Essai : Audi RS 5 Coupé

C’est au salon International de l’automobile de Genève, en mars 2007, qu’Audi a lancé sur le marché la première version de l’Audi A5 Coupé. Né sous le crayon du designer Walter de Silva, sa silhouette rencontra tout de suite un grand succès. Je me souviens très bien être tombé littéralement amoureux des courbes de ce coupé élégant et racéCe n’est que quelques années plus tard qu’une version Sportback, avec 4 portes et hayon a fait son apparition. Il en va de même dans la gamme sportive RS. Proposée en coupé depuis 2010, l’Audi RS 5 Coupé en est déjà à sa deuxième génération.

Colour: Misano Red

Cette allure extrêmement sportive trouve sa justification sous le capot avant. On y retrouve le 2.9 V6 bi-turbo identique à celui de l’Audi RS4 Avant B9 déjà essayée. Certains puristes regrettent encore le V8 des premières Audi RS 5 Coupé, mais hormis sa sonorité, le V6 bi-turbo de 450ch n’a rien à envier à son aîné. Ce moteur, associé à la transmission intégrale quattro et à la boîte automatique (ZF) tiptronic à 8 rapports, permet d’atteindre les 100km/h en 3,9 secondes.

L’habitacle de l’ Audi RS 5 Coupé reflète parfaitement l’image sportive et exclusive dégagée par l’extérieur. Comme à son habitude, la marque a choisi uniquement des matériaux de haute qualité, assemblés comme toujours à la perfection. Les sièges sport sont confortables et les multiples réglages permettent de trouver la position de conduite idéale face au volant à méplat en alcantara. Le seul bémol, comme souvent avec les sièges sport, concerne l’appuie tête fixe intégré au siège, peu adapté aux personnes de grande taille comme moi.

Une petite pression sur le bouton Start anime le 6 cylindres dans une sonorité évocatrice mais pas aussi envoûtante quand même que le 4.2 V8. Première constatation, l’Audi RS 5 Coupé est facile à prendre en main et à manœuvrer. On parvient à s’extraire du trafic urbain Parisien en douceur, à condition de rester sous la barre des 2’500trs/min. En revanche, une fois ce seuil passé, les chevaux se manifestent avec passion. Les 2 turbos situés au cœur du moteur répondent présent et la boîte de vitesses (un convertisseur de couple plutôt qu’un double embrayage comme l’ancienne Audi RS 5) est étonnamment agressive. Sans surprise, malgré la puissance déployée, je ne note aucune perte de motricité, même dans des conditions humides comme nous avons eu pendant toute la durée de notre essai.

Audi propose plusieurs modes de conduites : Comfort, Auto, Dynamic et 2 mode RS. Le premier mode est particulièrement adapté pour les longs trajets autoroutiers, alors que le mode Dynamic est dédié à une utilisation sportive. C’est naturellement ce dernier que j’ai sélectionné dès que j’en ai eu l’occasion. Mais je me suis rapidement ravisé. Si, l’accélérateur plus direct, la direction plus ferme et les passages de rapports à la limite de la zone rouge sont un vrai bonheur, le châssis devient si ferme que cela devient désagréable sur certaines routes. Heureusement qu’Audi propose aussi le mode RS 1 (ex individual) qui permet de configurer chaque paramètre individuellement, me permettant ainsi d’avoir un mode Dynamic avec l’amortissement réglé sur Confort. Mais soyons honnête en mode RS2 tout est déconnecté et un véritable bonheur pour la conduite ultra sportive.

Ainsi réglée, l’Audi RS 5 Coupé a un comportement routier proche de la perfection. La direction est ultra-précise mais pourrait être encore plus ferme. Grâce à la transmission intégrale quattro, l’équilibre est quasi parfait. En sortie de virage, une pression sur l’accélérateur et vous voilà propulsé tel un missile. Bien pratique pour effectuer les manœuvres de dépassement, mais attention aux limitations de vitesse !

Si l’on s’autorise une conduite sportive, la consommation grimpera au-dessus de 15l/100km. Par contre, si vous optez pour une éco conduite, il ne sera pas impossible de fleureter avec les 8l/100km sur autoroute. Une chose impensable avec les modèles RS d’ancienne génération. Malheureusement la faible capacité du réservoir (58 litres) vous imposera tout de même un passage relativement fréquent à la pompe.

Avec l’Audi RS 5 Coupé, Audi propose une voiture aboutie et très performante qui offre le charisme de dingue que je trouve même mieux que la version Sportback. Bien sûr, elle reste logiquement moins pratique qu’une Audi RS 5 Sportback qui offre 3 places supplémentaires et un coffre proche de l’Audi RS 4 Avant. Difficile d’être déçu avec une sportive aussi accomplie et efficace par tous les temps. Son seul défaut est peut-être d’être trop parfaite, il lui manque sans doute un brin de folie ainsi qu’une sonorité plus démonstrative afin de devenir vraiment addictive.

M.P

Photos : #Audi4Addict

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