Essai : Audi RS 4 Avant (2022)

L’Audi RS 4 Avant de précédente génération était équipée d’un 4.2 V8 détonnant. Cela signifie que ce modèle B9.5 reçoit un V6 bi-turbo de 2,9 litres, identique à l’unité installée dans sa compagne Audi RS 5 Coupé et Audi RS 5 Sportback.

Depuis son lancement, l’Audi RS 4 Avant a été repensée de diverses manières, notamment une meilleure maniabilité grâce à une boîte de vitesses plus performante. Revenons au moteur. Ce n’est pas parce qu’il est plus petit qu’avant que c’est forcément pire, le V6 délivre presque autant de puissance qu’avant avec 450 ch et un couple de 500 Nm. La dernière Audi RS 4 Avant est plus légère que la génération précédente : le moteur à lui seul pèse 31 kg de moins que l’ancien V8 de 4,2 litres. Les mises à jour de 2020 ont réduit de 45 kg supplémentaires le poids à vide de cette RS. La plupart peuvent être attribuées à l’abandon de certains matériaux insonorisants.

Les perfs ?

L’Audi RS 4 Avant est 0,6 s plus rapide que l’ancienne génération. Le 0 à 100, à 4,1 s (deux dixièmes plus lents que l’Audi RS 5 Coupé qui est plus légère) et culmine à 280 km/h, si vous optez pour le pack RS Dynamique en option. Sinon, elle est limitée électroniquement à 250 km/h en version « standard ». Avec ses 1745 kg, on ne peut pas dire qu’elle ait un poids lite, mais elle pèse 125 kg de moins que l’Audi RS 4 Avant de génération précédente.

Comme le suggèrent les badges quattro, la transmission intégrale est de série, mélangeant la répartition du couple de l’avant vers l’arrière selon les conditions d’utilisations. Lors d’une conduite « sage », il est répartie 40:60, avec une répartition jusqu’à 85 % à l’avant ou 70 % vers l’arrière si le système détecte le patinage des roues. Nous l’avons testé dans des conditions sèches et très humides. Sur le sec la traction est de premier ordre et sur route humide en attaquant avec le mode RS2 comme il faut, de belles glissades sont à prévoir en poussant la RS dans ses limites. Un convertisseur de couple automatique sur la boite Tiptronic à huit rapports est à la place de la transmission à double embrayage à sept rapports de l’ancienne génération. 

Il faut dire que l’Audi RS 4 Avant a beaucoup plus de présence qu’une simple Audi A4 (S4) Avant. Elle est 24 mm plus large et se trouve 30 mm plus bas. Les sorties d’échappement ovales parviennent à la faire paraître plus basse et plus large. Les évents sur les côtés des feux arrières sont factices et contribuent à ajouter encore plus de largeur visuelle pour renforcer sa musculature.

Sa forme arquée fait référence à l’Audi 90 IMSA GTO ce qui est une bonne chose pour s’inspirer du design des modèles RS, même s’il est peu probable que ce soit la première chose qui vous vienne à l’esprit lorsque vous regardez l’Audi RS 4 Avant. Mais pourquoi pas décliner les modèles RS avec une version s’inspirant de ce prestigieux modèle

Alors que les roues de 19 pouces sont de série, optez pour la version Pack Bronze, les jantes en aluminium fraisé de couleur Bronze en 20 pouces vous fera gagner 8 kg supplémentaires.

Et l’intérieur ?

Comme pour l’Audi A4 « standard », l’ajustement et la finition sont difficiles à reprocher, et l’utilisation judicieuse des garnitures en carbone et en alcantara aide à rehausser un peu l’ambiance. Si vous passez d’une Audi S8 à l’Audi A4, l’ambiance intérieure n’a absolument rien à voir, en particulier avec le MMI, mais c’est toujours l’un des plus beau intérieur du moment avec encore quelques boutons.

Le tableau de bord TFT Virtual Cockpit spécifique à RS offre des affichages supplémentaires spécifiques à la gamme RS tels que la pression de suralimentation, la pression des pneus, la puissance et le couple de sortie, et un G-mètre Force qui est probablement la dernière chose que vous devriez regarder pendant que vous êtes dans un virage.

Les sièges RS sont identiques aux sièges S mais on ne s’en plaindra pas trop car le confort est bien présent. J’aimerais quand même des sièges un peu pus sport comme dans l’ancienne Audi RS 4 Avant qui offrait en option des sièges RECARO.

Le coffre est décent, avec un plancher plat et suffisamment d’espace pour avaler les bagages de la famille ou un gros chien (mais peut-être pas les deux en même temps ; vous aurez besoin de la plus grande, l’Audi RS 6 Avant pour cela…).

La conduite ?

Elle n’est pas aussi compliquée qu’une Mercedes AMG C63S ! Car une RS est performante, rassurante et simple à conduire sans extravagance !

Pour dépasser les limites du châssis et des pneumatiques, il faudrait rouler plus vite que l’on ne se sentirait à l’aise sur la voie publique (attention au procès), mais on peut subtilement ajuster l’attitude de la voiture avec les freins et l’accélérateur bien avant de risquer de perdre son permis.

Plusieurs des voitures que nous avons essayées étaient équipées de roues de 20 ou 22 pouces et du Dynamic Ride Control (DRC) en option, avec amortissement à commande hydraulique. Dans le mode dynamique « le plus ferme », la conduite peut être saccadée sur toutes les routes sauf les plus lisses, et vous vous en lasserez probablement rapidement. Vous devez jouer avec les boutons Drive Select plutôt mal placés sur le tableau de bord pour changer de mode.Le mode confort est la meilleure option pour la majorité des circonstances !!!

Nous n’avons pas manqué de tester la boîte de vitesses à double embrayage. La Tiptronic passe discrètement les rapports dans le réglage manuel. La seule ombre au tableau survient lors des manœuvres à très basse vitesse elle peut être lente à s’engager en D ou R.

L’échappement sport en option émet un son légèrement roc mais, elle ne flatule plus comme avant ! Merci WLTP de *****

Pour le freinage RAS on ne se plaindra pas des freins céramiques plus qu’efficaces dans des conditions normales et même sur circuit.

M.P
Photos : #Audi4addict

 

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