Essai : Audi S8

Non le vrai transporteur ne roule pas en Audi S8 ! Il roule en Audi A8 W12 déjà si ce n’est dans le reboot ou là il y a bien l’Audi S8.
Le premier film à avoir rendu l’Audi S8 célèbre c’est dans le film Ronin en 1996. La Q-car par excellence, un moyen de transport parfait pour les méchants exigeants. Elle avait un puissant moteur V8 de 4,2 litres à aspiration naturelle accouplé à une boîte de vitesses automatique.

Anciens modèles :

Cette fraîcheur perdure encore aujourd’hui. Conçu et développé lorsque les choses allaient bien et que les réglementations sur les émissions étaient beaucoup plus simples, comme les Audi S6 C6 et Audi RS 6 C6 de l’époque, elles avaient le moteur V10 de 5,2 litres de la Lamborghini Gallardo.
Réalisant de toute évidence qu’il avait été inhabituellement insensé de mettre un moteur V10 Lamborghini dans un rival de la Mercedes Classe S, Audi a opté pour un V8 BiTurbo de 4,0 litres pour cette Audi S8. Il s’agit d’un moteur qui est depuis apparu non seulement dans de nombreuses autres Audi RS, mais aussi dans les Bentley (Bentayga, Continental GT) et Lamborghini (Urus).

L’actuelle :

Seulement ici, il bénéficie de l’aide d’un système hybride doux de 48 volts qui, avec la désactivation des cylindres (COD Cylinder On Demand), prétend économiser une quantité de carburant d’environ 0,8 litre pour 100 km parcourus. Entre autres choses, il alimente la configuration intelligente de la suspension prédictive.
La nouvelle Audi S8 développe 571 ch et 800 Nm. C’est largement suffisant pour voir cette voiture de 2,2 tonnes atteindre 100km/h en 3,8 secondes et atteindre une vitesse de pointe limitée à 250km/h. ici la vidéo de présentation  de l’Audi S8  

Technologie :

Il y a beaucoup de technologies en jeu ici, toutes destinées à surmonter les limitations inhérentes à une voiture aussi grosse et lourde que l’Audi S8. Le premier des trois principaux systèmes chargés de réécrire les lois de la physique est la «suspension active prédictive» d’Audi, qui tire son énergie du système électrique de 48 volts et utilise une caméra orientée vers l’avant pour rechercher des ralentisseurs sur la route, nids de poule et ainsi de suite.

La théorie est que la voiture sait qu’il y a une bosse à venir, elle peut donc préparer sa suspension pneumatique à faire face. Les actionneurs à chaque coin déplacent des tiges en titane de 40 cm de long pour compresser ou soulager les roues individuellement. Le système peut compenser le tangage (par exemple en soulevant l’avant lors d’un freinage brutal pour réduire le piqué) et le roulis maximal est que de 2,5 degrés, ce qui n’est pas rien et même incliner la voiture très légèrement dans les virages.

Les caméras ne détectent pas toujours les ralentisseurs, elles ne peuvent voir que quelques mètres devant, et n’aiment pas ça si vous allez à plus de 50km/h ou plus – mais quand elles le font, vous ressentez (et entendez) la voiture lever juste avant de les atteindre. Ensuite, vous glissez sur le dessus comme si la bosse n’était pas là, avant que la voiture ne se repose à nouveau.

Ensuite, vous avez les 4 roues directrices. À basse vitesse, l’essieu arrière travaille avec l’avant, tournant dans la direction opposée pour réduire d’environ un mètre le rayon de braquage de l’Audi S8 de plus de cinq mètres de long. À haute vitesse, l’essieu arrière tourne dans le même sens que l’avant pour une meilleure stabilité. La dernière pièce du puzzle est ce qu’Audi appelle le « différentiel quattro sport », qui transmet le couple sur la roue arrière extérieure au virage afin d’améliorer l’inscription et le dynamisme..

Côté son, c’est incroyablement doux et presque silencieux, avec un bourdonnement mesuré lorsque vous dérangez l’accélérateur. En mode automatique, la boîte tiptronic à huit rapports est douce et sensible, tandis qu’en manuel, les changements de vitesse sont corrects, mais cela pourrait être un peu plus rapide à la descente de rapports.

Intérieur :

Côté intérieur rien à signaler car strictement identique aux Audi A8 et Audi A8L. On aurait juste aimé les sièges sport, bien plus en adéquation avec le tempérament “Sportif” de la voiture.
On ne se lasse toujours pas du son Bang & Olufsen qui est toujours aussi impressionnant.

Miguel Pétrisot

Galerie photos #Audi4Addict :

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