Essai – Audi R8 V10 Decennium – À la gloire du V10

Audi R8 Decennium

La passion automobile est quelque chose de difficile à expliquer. Parfois centrée sur le design, d’autres fois sur la technologie, sur les sensations ou simplement sur l’expérience, les mots ne suffisent pas toujours. Depuis maintenant 10 ans que j’écris sur ce blog, cette passion est toujours présente, et réveillée régulièrement à la vue d’une belle voiture, d’un son moteur particulier ou simplement au détour d’une conversation.

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de passer un week-end entier dédié à cette passion, avec des modèles automobiles plus géniaux les uns que les autres. Aujourd’hui, je commencerai par le plus exclusif et le plus enthousiasmant de tous : l’Audi R8 V10 Decennium.

Joyeux anniversaire !

10 ans ! Il y a 10 ans, Audi lançait l’Audi R8 V10, une supercar digne de la marque aux anneaux, avec un succès immédiat. Les choses ont bien changé et les supercars du monde entier ont troqué leur moteur atmosphérique par de plus petites cylindrées, accolées à de gros turbos.

La marque aux anneaux a fait le choix de garder cette âme “à l’ancienne” avec ce V10. Et que dire ? Passer une journée à son volant, en démarrant de ma ville préférée, en passant par l’autoroute allemande et par la célèbre B500, une route sillonnant la forêt noire, je pourrais presque mourir !

Autoradio inutile

Oui, les premiers tours de roue sont chaotiques. Je n’ai pas l’habitude de conduire une supercar de cette puissance ! Pour rappel : 620 chevaux et 580 Nm de couple, un système quattro taillé pour la performance et une boîte S-tronic nerveuse et très très rapide.

En mode confort, cette R8 est civilisée. Un peu ferme certes, mais totalement utilisable au quotidien, le V10 chante sans trop se faire entendre et sa casquette de GT prend le dessus, on imagine aisément parcourir des centaines de kilomètres. Mais c’est oublier le morceau de choix : 10 cylindres, à quelques dizaines de centimètres derrière nous, qui ne demandent qu’à être entendus.

Ouverture des clapets, tombée d’un rapport, BRAAAAAAAP. “MON DIEU” ! Ce moteur est incroyable. Il s’exprime pleinement, il offre une bande son incroyable, dont on ne peut se lasser. Sa puissance est colossale et son allonge impressionnante : 6, 7, 8, 9000 tours ! Cette voiture est simplement exceptionnelle, même à allure civilisée, le V10 donne de la voix, grogne, chante et pétarade sur les décélérations, on aimerait que ça ne s’arrête jamais.

La puissance de 620 chevaux est certes impressionnante mais tout à fait exploitable. C’est une des plus grandes forces d’Audi : permettre à n’importe qui de profiter pleinement de cette supercar, et d’y prendre un plaisir fou. Oui, on peut lui reprocher un comportement trop sérieux, un manque de fun et de dérive, mais sincèrement ? On s’en fout un peu, grâce une fois de plus au V10 5.2L, qui offre la banane en permanence.

Look à tomber

Lorsqu’on parle de supercar, il faut évidemment s’arrêter sur le look et les lignes. L’Audi R8 entre dans une nouvelle phase avec un restylage de bon goût. Face avant plus géométrique, avec une calandre effet 3D très réussie. De profil peu de changements mais à l’arrière, les échappements gagnent en taille, le diffuseur est impressionnant et l’aileron carbone terminent un look dynamique, même à l’arrêt.

Pour juger du travail d’Audi, il suffit de conduire en ville avec cette supercar. Les têtes se tournent, les pouces se lèvent, cela rassure et montre que la passion de l’automobile et des belles choses est toujours présente.

Mon modèle d’essai est encore plus particulier. L’édition limitée Decennium, fabriquée à seulement 222 exemplaires, en met plein les yeux avec des éléments de style bien choisis. Peinture Gris Daytona en finition mat, jantes bronzées 20 pouces, surpiqûres bronze dans l’habitacle, logos “Decennium” sur la console centrale, le seuil de porte, et même en lumière lors de l’ouverture des portières, avec un rappel de l’édition limitée et la numérotation. Enfin, le beau V10 est lui aussi habillé de bronze, une merveille.

Aussi belle à regarder qu’à vivre, cette Audi R8 V10 Decennium est un temple pour la passion automobile. Oui, l’habitacle manque un peu de fun, il est extrêmement bien construit et très ergonomique, mais n’engage pas à la sportivité. Une fois encore le moteur est là pour ça.

De l’amour

Dans le monde automobile, les supercars ont toujours une place à part. Elles représentent ce qui se fait de mieux et maintiennent le rêve pour tous les amateurs. Cette Audi R8 V10 Decennium ne fait pas exception et son coeur de 10 cylindres réveille un sentiment parfois endormi, que je qualifierai d’amour pour l’automobile.

Rien que le démarrage est sensationnel, les virages faciles à passer, la puissance simple d’accès et les sensations toujours présentes et plaisantes. Ce moteur est charismatique et permet à cette R8 de s’afficher comme un des reines du segment. Oui, elle n’est pas joueuse, oui, elle est trop sérieuse mais justement : elle met ce plaisir automobile à la portée de qui sait conduire, elle reste civilisée pour un usage quasi quotidien, et donne accès à sa bande son à tous les motivés.

La journée passée à son volant a été exceptionnelle. Il faut bien avouer qu’il est extrêmement rare d’avoir la chance de conduire une telle voiture et je peux vous dire que la passion automobile veille quelque part dans cette R8, prête à bondir.

Un grand, grand, très grand merci à Audi France pour cet essai magique. Oui, la météo n’était pas avec nous, mais quels magnifiques moments passés avec ce V10. Merci Sabrina, merci Philippe, Florian et Alice pour l’organisation.

Photos : Audi4Addict

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