Essai de l’Audi e-tron S Sportback

Audi e-tron S Sportback : performances au rendez-vous, mais qu’en est-il de l’autonomie ?
L’Audi e-tron S Sportback est le premier modèle Audi électrique à porter le célèbre écusson S. L’autonomie estimée de moins de 350 kilomètres est toutefois décevante sur le papier.

Audi fonce tête première dans l’électrification. L’année dernière, on a vu apparaître l’Audi e-tron, le tout premier véhicule électrique de la marque. Ensuite est arrivée l’e-tron Sportback, la variante à l’allure un peu plus sportive du modèle, et, plus récemment, les modèles Audi Q4 et Q4 Sportback, deux nouveaux SUV électriques qui s’ajouteront bientôt à la gamme. Place maintenant à l’Audi e-tron S Sportback, le premier modèle Audi hautes performances à ne pas utiliser un moteur thermique.

Commençons avec l’éléphant dans la pièce : l’autonomie, qui ne dépassera pas les 365 kilomètres, selon le mode d’évaluation WLTP. Dans les faits attendez-vous donc à une autonomie comparable à celle de l’Audi e-tron « ordinaire », soit environ 325 kilomètres.

En effet, c’est très décevant, surtout si l’on considère ses concurrentes directes : Jaguar I-PACE, Tesla Model Y et bientôt Ford Mustang Mach-E. Elles offrent toutes une autonomie plus élevée.

L’une des raisons de cette faible autonomie, c’est la batterie de 95 kWh qui ne sera utilisée qu’à 91 % de sa capacité. Rappelons que l’Audi e-tron actuelle n’est pas une championne en matière d’efficacité énergétique, ce que nous avons constaté lors de notre essai du modèle en début d’hiver. Les variantes S ne feront pas exception. et l’ajout d’un troisième moteur électrique de 132 kilowatts (177 chevaux) n’aide certainement pas.

C’est toutefois ce troisième moteur qui permettra à cette Audi e-tron S Sportback d’afficher 507 chevaux pendant 8 secondes sur le mode Boost avec un couple impressionnant. Le trio de moteurs électriques permet d’incorporer un système de vectorisation du couple encore jamais vu dans cette catégorie de véhicule.

Ce rouage intégral du e-quattro est novateur et donc désormais entièrement électrique. Il viens casser les habitudes de la même manière que la transmission intégrale quattro l’a fait dans les courses de rallye durant les années 70. Par exemple, sur le mode Comfort, l’Audi e-tron S Sportback n’utilise que les deux moteurs arrière qui tournent séparément sans dépendre d’un essieu commun, priorisant ainsi le roulage en propulsion.

Quand une perte d’adhérence est détectée, ou qu’on sélectionne l’un des modes de conduite plus dynamiques, le moteur avant d’une puissance de 150 kilowatts s’active, un peu comme le ferait une transmission intégrale de type réactif. Cependant, le fait que le système soit privé de différentiels mécaniques signifie que les transitions se feront presque instantanément. Pendant notre essai, à aucun moment le système e-quattro n’a été pris en défaut tant sur route humide que dans les chemins forestiers à vive allure. L’autre élément intéressant de ce système, c’est que la vectorisation du couple ne s’appliquera qu’aux roues arrière, ce qui permettra à l’Audi e-tron S Sportback d’acheminer la puissance de gauche à droite et inversement afin de faire pivoter le train arrière plus librement en conduite sportive.

Pour ce qui est du freinage régénératif, elle conserve la même technologie que l’Audi e-tron. Ce système est capable de récupérer jusqu’à 270 kilowatts d’énergie. En agglomération il fait des merveilles comme j’ai pu le constater ! En effet batterie chargée à bloc en partant du parc presse et dans un bouchon magistral pour rejoindre l’autoroute de Reims (oui il n’y a que par là où l’on peut trouver des bornes de recharges Ionity) nous n’avons consommé que 3% de la batterie ce qui est vraiment pas mal. À contrario, une fois que nous avons rejoint l’autoroute au bout de 3h…………… l’autonomie à fait chute libre ! Vent de face, vitesse à 135 km/h au régulateur (fatigué des 3h des bouchons), il ne restait plus que 48% de batterie arrivée à la station de recharge. Le réseau Ionity est vraiment un atout pour cette Audi e-tron S Sportback car on passe de 48 à 100% de batterie en à peine 20 minutes, ce qui nous permet d’envisager un peu (je dis bien un peu) plus sereinement les longs trajets.

Au chapitre du design, les versions S se distinguent davantage avec leurs pare-chocs plus dynamiques et des prises d’air qui contribuent à augmenter l’efficacité énergétique du véhicule. On y retrouve également des boîtiers de rétroviseur en aluminium brossé ou ici en noir laqué, ainsi que des voies élargies de 51 millimètres.

Pour l’intérieur c’est un peu comme les modèles thermiques quand il s’agit des modèles S. Le badge apparait un peu partout (volants, sièges, repose-poignet etc etc) et la qualité de fabrication reste fidèle à la marque en faisant un sans-fautes.

 

Et si pour palier au problème de l’autonomie on faisait appel à la convergence de l’écosystème électrique ? L’Audi electric kick scooter powered by Segway est tout indiqué ! Les manques de bornes de recharge est un réel problème, on ne va pas encooooooooooore revenir sur ce sujet plus que rébarbatif. Mais grâce à l’Audi electric kick scooter powered by Segway, vous branchez votre Audi et vous pouvez vous déplacer dans un périmètre de 70 km avec une Vmax de 20 km/h. La recharge se fait très rapidement sur une prise secteur. Pour ma part, la prise 22 Kw est à 4 kms de mon domicile, ce fut donc une solution pertinente surtout qu’avec le beau temps, ce fut plus qu’agréable.

 

Tout le monde le sait :  tant qu’il n’y aura pas plus de bornes, ce sera compliqué de faire de longs voyages. Pendant notre essai, nous étions dans les 29,6 Kw/h pour la consommation, soit 2 de plus que ce que le constructeur annonce avec la norme WLTP. Toujours en mode Auto et en essayant un peu le mode dynamique évidement, mais pas à longueur de temps comme un gros bourrin ce qui est un non sens pour ma part. Rouler uniquement en mode bourrin et crier au scandale car l’autonomie est faible est vraiment ridicule.

N’oublions pas non plus l’époque de l’arrivée des premières voitures essences :  on allait chercher justement l’essence en pharmacie puisqu’il n’y avait pas de station service ! Les premières sont apparues en 1888, soit 30 ans après les premiers moteurs thermiques. Les premières voitures 100% électriques en grandes séries en 2013 (Tesla Model S et Renault Zoé) sont arrivée avec un réseau de recharge presque inexistant. Aujourd’hui, on compte plus de 30 000 stations de recharge. Donc patience, d’ici 2 ans, ce sera beaucoup plus simple de recharger et les batteries seront également plus performantes.

N’oublions pas que la Renault Zoé annonce 400 kms d’autonomie et n’en couvre que 300 en moyenne. L’Audi e-tron S Sportback est un mastodonte de 2,7 Tonnes avec des jantes de 22 pouces, et offre une autonomie réelle de 350 kms. Je partais avec un apriori par rapport à tout ce que j’ai pu lire sur cette Audi, mais je peux confirmer qu’il faut la conduire pour se faire un véritable avis et qu’elle n’est pas si mauvaise que ça.

En résumé on peut dire pourquoi pas, mais vivement l’évolution de la technologie 800V comme pour la future Audi A6 e-tron et évidemment le réseau de bornes qui ira avec d’ici peu !

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