Audi rend les moteurs thermiques plus propres

L’automobile évolue sans cesse. L’arrivée massive des véhicules SUV a largement transformé le paysage de la mobilité et l’électrification l’a rendue plus écologique.

Au delà de la prise de conscience collective autour de la consommation d’énergie et des rejets polluants, les instances gouvernementales jouent aussi un rôle clef en instaurant des règles et normes à suivre de plus en plus strictes. Dans les années 2000, les moteurs devaient répondre à la Norme Euro3, avec une limite de 500 mg de NOx par kilomètre parcouru. Vingt ans après, la norme Euro6d est entérinée, plaçant la limite à seulement 80 mg de NOx par kilomètre.

Oui, l’hybridation est un élément clef, mais les moteurs thermiques ont encore de beaux jours devant eux et doivent s’améliorer pour une mobilité plus respectueuse de l’environnement. La marque aux anneaux l’a bien compris et continue de travailler sur les technologies liés aux moteurs TDI et TFSI.

Un double piège à NOx pour les TDI

Dans le groupe Volkswagen, le moteur V6 TDI est un pilier. Il est encore beaucoup utilisé chez Audi, et la marque a récupéré la responsabilité de son développement pour la prochaine génération. Au delà de l’agrandissement et de l’optimisation des convertisseurs catalytiques, Ingolstadt travaille également sur les pièges à Nox chimiques.

Le nouveau moteur 3.0 TDI est désormais équipé de 2 pièges à NOx. Le premier est situé au niveau du turbo, le second au milieu de la ligne d’échappement. Un piège à NOx est un catalyseur chimique, qui fonctionne avec le désormais connu AdBlue. Le piège à Nox convertit l’AdBlue en ammoniac, qui réagit avec les NOx pour former de l’eau et de l’azote (l’air est composé à 80% d’azote).

Les ingénieurs Audi ont fait le choix de deux pièges à NOx séparés pour une question d’efficience. Les deux pièges fonctionnent à des températures différentes et peuvent donc être optimisés en fonction de la température des gaz qui le pénètrent. Avec ce système, Audi annonce une conversion des NOx à environ 90%. Ce nouveau bloc V6 TDI de 3ème génération commencera à équiper les modèles du groupe VW dès l’année prochaine.

Des moteurs essence technologiques

Du côté des moteurs TFSI, Audi continue de développer et d’optimiser ses technologies. On retrouve l’Audi Valvelift System, qui gère l’ouverture des soupapes en fonction de la charge du moteur, et qui optimise le mélange air/essence. Ce système, couplé à la double injection directe et indirecte permet d’améliorer le rendement moteur, quelle que soit son régime et la puissance délivrée.

Pour parfaire le tout, la technologie Cylinder On Demand se généralise. Elle permet de couper la moitié des cylindres d’un moteur lorsque la force nécessaire est faible. Cela permet d’injecter moins d’essence et donc de diminuer la consommation et la pollution. Ce système se retrouve même désormais dans le moteur V4 de la nouvelle Ducati Multistrada.

Enfin, lorsqu’on souhaite optimiser le rendement d’un moteur, il faut maîtriser la qualité de l’air injecté, mais aussi celle de l’essence. Pour ce faire, depuis très longtemps dans l’automobile, on utilise des filtres. Dans son nouveau 2.0L 4 cylindres TFSI, Audi a placé un nouveau système filtrant, d’une capacité de 3,2L, sous surveillance permanente et auto-régénérant. La qualité de l’essence injectée est donc meilleure, et l’entretien du filtre plus espacé.

Si l’hybridation et l’arrivée massive des véhicules électriques permettra de diminuer les émissions polluantes, les moteurs thermiques sont encore largement utilisés et toujours en cours de développement. Cela permettra de sauvegarder les moteurs à explosion pour le futur, et c’est une excellente chose !



Photos : Audi AG

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