A4A (Audi4Addict): Il y a justement une très belle gamme sur votre stand. Commençons par l’électrique. Le marché semble s’accélérer très rapidement en France. Comment Audi bénéficie-t-elle de cette dynamique et quel rôle joue aujourd’hui l’Eco-Score pour la marque ?
Robert Breschkow : Nous profitons pleinement de cette dynamique, notamment parce que notre gamme électrique s’est considérablement étoffée.
Elle commence aujourd’hui avec l’Audi A2 e-tron, présentée sur notre stand, qui annonce une autonomie de référence et une efficience particulièrement ambitieuse pour une compacte. Elle se poursuit avec les Audi Q4 e-tron et Q6 e-tron, qui bénéficient toutes les deux de l’Eco-Score depuis cet été.
L’Audi A2 e-tron n’en bénéficie pas encore, mais nous sommes confiants quant à ses perspectives.
En France, l’Eco-Score joue un rôle très important. Il permet de rendre nos véhicules plus accessibles à certains clients et de renforcer leur attractivité, notamment dans les entreprises.
Avec les modèles des segments supérieurs, jusqu’à l’Audi RS e-tron GT, nous sommes désormais capables de répondre à des besoins très différents, en matière de dimensions, de performances et d’autonomie.
Ce que j’aime souligner, c’est que nous parvenons aujourd’hui à combiner le plaisir et le désir avec la raison. Nous proposons des produits qui font rêver, tout en répondant aux contraintes économiques et fiscales de nos clients.
C’est particulièrement important pour les entreprises, qui représentent environ deux tiers de nos ventes. Elles cherchent à réduire leur coût total de détention, tout en faisant bénéficier leurs salariés d’un avantage en nature plus favorable grâce à certains véhicules électrifiés.
Nous devons donc aborder ces sujets de manière très rationnelle, mais sans jamais oublier le produit, sa qualité, ses performances et son design. C’est précisément ce que nous cherchons à offrir aujourd’hui avec notre gamme.

A4A : L’Audi A2 e-tron est la vedette de votre stand. Peut-elle compenser l’arrêt des Audi A1 Sportback et Audi Q2 en matière de volumes de vente ? Compte tenu de son positionnement tarifaire et de son rôle de modèle d’accès à la gamme, peut-elle atteindre un volume comparable à celui de ses prédécesseurs ?
Robert Breschkow : Techniquement, l’Audi A2 e-tron ne remplace pas directement l’Audi Q2, car elle se positionne sur un segment légèrement différent, avec un autre gabarit et une autre proposition.
Elle constitue aujourd’hui notre porte d’entrée dans l’univers électrique Audi. Comme nous l’évoquions précédemment, nous constatons une véritable accélération de la demande pour les véhicules 100 % électriques. L’Audi A2 e-tron vient accompagner cette tendance et apporter une réponse aux attentes du marché.
Dès la première année, nous ne compenserons peut-être pas intégralement les volumes historiquement réalisés par les modèles auxquels vous faites référence. En revanche, je vois un potentiel important dès la deuxième année, car le marché évolue dans cette direction.
A4A : En matière de gabarit et de positionnement, faut-il donc voir l’Audi A2 e-tron comme un modèle situé entre l’Audi Q2 et l’Audi A3 ?
Robert Breschkow : Elle repose sur la plateforme MEB, comme d’autres modèles électriques du groupe Volkswagen. Son positionnement et son gabarit lui permettent de proposer une approche différente, adaptée aux attentes des clients qui souhaitent accéder à l’univers électrique Audi.
A4A : La nouvelle famille Audi, et notamment les modèles que vous exposez aujourd’hui, montre qu’il existe toujours une place pour les sportives électrifiées chez Audi. Quelle est votre vision de l’avenir d’Audi Sport ? Sans dévoiler vos secrets, comment envisagez-vous les prochaines années ?
Robert Breschkow : La sportivité fait partie de notre ADN. C’est ce qui nous a rendus forts. Depuis plus d’un siècle, la compétition automobile nous pousse à nous dépasser. Nous n’avons jamais fui la concurrence ni les défis technologiques, et nous avons remporté de nombreux trophées dans différentes disciplines.
Cette année marque également notre entrée en Formule 1, la catégorie reine du sport automobile. Cela démontre notre volonté d’aller toujours plus loin, d’innover et de nous renouveler.
La compétition constitue un formidable accélérateur d’innovation, que ce soit en matière de technologie, de motorisations ou de performances.
Pour moi, l’Audi RS 5 illustre parfaitement cette philosophie : ce qui est développé sur circuit doit pouvoir nourrir les voitures de série. Elle représente la version la plus puissante de la nouvelle famille Audi A5 et associe performances et technologies de pointe, tout en tenant compte des réalités du marché.
Elle développe une puissance cumulée de 640 chevaux, soit une progression considérable par rapport aux premières générations de modèles RS. Elle intègre également une technologie hybride rechargeable qui permet de concilier performances et utilisation quotidienne.
Le résultat commercial est particulièrement encourageant. En six mois, nous avons enregistré environ 1 000 commandes clients. Et ce n’est que le début.
Cela démontre qu’il existe un véritable potentiel pour renouveler notre offre sportive en restant fidèles à notre ADN et à notre héritage. Les clients veulent toujours des voitures performantes, mais ils attendent aussi qu’elles répondent à leurs besoins d’aujourd’hui et de demain.
Que l’on soit chef d’entreprise ou particulier, il faut pouvoir concilier plaisir automobile, usages quotidiens et contraintes économiques.
A4A : J’ai eu l’occasion d’essayer l’Audi RS 5 et de parcourir plusieurs milliers de kilomètres à son volant. C’est une voiture parfaitement adaptée à un usage quotidien, mais qui conserve un véritable potentiel sur les portions sans limitation de vitesse de l’Autobahn. J’ai notamment pu atteindre des vitesses très élevées, ce qui confirme la cohérence de son positionnement.
Les chiffres que vous annoncez sont également intéressants : en six mois, les commandes de l’Audi RS 5 représentent un volume comparable à celui historiquement réalisé par la gamme RS en France.
Robert Breschkow : Exactement. C’est un résultat qui confirme l’intérêt des clients pour cette nouvelle proposition.

A4A : Et l’avenir ne s’arrête pas à l’Audi RS 5. Les annonces de ce printemps ont notamment montré une sportive électrique dépassant les 1 000 chevaux. Sans dévoiler vos futurs produits, à quoi peut-on s’attendre pour la suite de l’histoire Audi Sport ?
Robert Breschkow : L’histoire ne s’arrête effectivement pas aujourd’hui avec l’Audi RS 5.
Les technologies que nous développons et éprouvons en compétition trouvent progressivement leur place dans nos voitures de série. La puissance, l’électrification et les nouvelles architectures techniques nous permettent d’explorer des possibilités qui auraient été difficiles à imaginer il y a quelques années.
Sans dévoiler les secrets de nos futurs modèles, je peux vous dire que nous allons poursuivre dans cette direction. Dès 2027, nous verrons arriver des voitures particulièrement fortes, avec des propositions de haute performance et des versions qui devraient surprendre.
A4A : Cette évolution concernera-t-elle également les intérieurs ? La qualité perçue et la présentation intérieure sont des sujets particulièrement importants pour les clients Audi. Peut-on s’attendre à une nouvelle étape en matière de finition, de digitalisation et de technologie ?
Robert Breschkow : Nous poursuivrons naturellement nos efforts en matière de qualité perçue, de digitalisation, de connectivité et de technologie embarquée. Nous voulons proposer des intérieurs qui répondent aux attentes de nos clients, avec un niveau de qualité et une expérience technologique à la hauteur de notre positionnement.
L’objectif est de continuer à associer innovation, qualité et facilité d’utilisation, tout en conservant l’identité propre à Audi.

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