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Essai : Audi A8 3.0 TDI Avus Extended, un rêve éveillé

Bonjour à tous. Il y a des jours où on croît rêver, où la journée semble si sympathique que l’on doute de ses propres sensations. Pourtant fin octobre, j’ai eu l’occasion de conduire mon Audi préférée : la superbe A8.

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C’est à l’occasion de la finale du championnat DTM que m’a été donnée la possibilité de conduire mon vaisseau de rêve. En effet plus de 500 kilomètres séparent Paris et Hockenheim, l’idéal pour tester un véhicule au long cours et très confortable. Je passerai sur l’extérieur que j’ai déjà détaillé de nombreuses fois, néanmoins cette limousine est toujours aussi réussie et je prends plaisir à scruter chaque détail qui rend ce modèle si exclusif : feux Matrix LED, caméras, chrome … tout est là et la belle n’attend que moi pour partir direction l’Allemagne.

L’expérience n’est plus la même lorsqu’on sait que l’on va se placer au volant d’un tel bolide, et il est temps pour moi déposer mes affaires et entrer dans l’habitacle. D’abord le coffre entièrement électrique, on pourrait se passer de cette fonctionnalité mais je ne me lasse pas de le faire fonctionner … il est alors temps de m’asseoir à la place du conducteur. Je découvre cet habitacle vraiment luxueux. Les sièges sont confortables et très bien réglables, les inserts en bois, le cuir et l’aluminium se marient très bien, on se sent chez soi et on oublie vite les 5 mètres de ce modèle.

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Cependant, un détail me trouble : la grande quantité de boutons ! En effet lorsqu’on compare l’habitacle de l’A8 avec celui des nouveaux modèles sortis ces deux dernières années, la complexité des commandes devient pesante. Mais il est temps de partir et je n’ai pas le temps de tout découvrir, pour le moment. Départ de Paris, plein centre pour rejoindre l’autoroute direction l’Allemagne. Cette A8 est équipée du bloc 3.0 TDI de 258 chevaux. Malheureusement le bruit n’est pas flatteur à basse vitesse, les accélérations sont certes franches mais le son aurait mérité un travail plus poussé. Je commence à profiter des différents équipements pour améliorer l’expérience en ville et place la voiture en mode confort, j’ajoute le régulateur adaptatif (adaptive cruise control) et m’engage sur les boulevards parisiens.

Le conduite est souple, l’adaptive cruise control se permet même de s’arrêter à la place du conducteur aux feux rouges, une vraie prouesse. Finalement, la grandeur du modèle s’appréhende très bien et la conduite en ville est envisageable, du moment que l’on ne se gare pas trop souvent ! D’ailleurs pour le stationnement, Audi a tout prévu avec un assistant de parking efficace et une vision panoramique complète qui s’affiche à la demande sur l’écran MMI.

L’autoroute arrive à grand pas, il est temps de s’engager sur celle ci afin de découvrir tous les agréments de cette A8. Régulateur enclenché je prends davantage mes marques et fais l’expérience des différentes options : assistant de maintien dans les voies, détecteur d’angle mort, affichage tête haute, la sécurité est bien présente. Une fois de plus, la complexité des boutons me perturbe et il est difficile de naviguer parfois sur le MMI, j’arrive néanmoins à appairer mon smartphone, parfaitement reconnu. Je passe quelques temps sur les possibilités des sièges également : fonction massage réussie et très sympathique, mais par dessus tout, la fonction ventilation ! Je ne connaissais pas cette possibilité : le siège envoie un petit flux d’air frais dans le dos, si bien que l’on a pas trop chaud et lors des arrêts les vêtements ne collent pas à la peau.

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Justement, c’est l’heure d’un premier arrêt dans le cortège d’Audi en direction d’Hockenheim, pour tester une manœuvre de parking. Autant la taille de cette A8 n’est pas dérangeante, notamment grâce aux différentes caméras, mais c’est le levier sélecteur que je n’arrive pas à cerner. En effet sur l’Audi A8 le sélecteur de vitesse n’est pas mécanique, c’est un levier que l’on pousse vers l’avant ou l’arrière avec des petits crans pour choisir le mode. Malheureusement les crans ne sont pas assez marqués et j’aurais préféré un levier vraiment mobile qui reste dans la position choisie. Ici les passages marche avant/ marche arrière sont fastidieux et difficiles.

Après ce petit arrêt, on repart pour l’autoroute, je me concentre alors sur le confort et les bruits. Autant le moteur est je trouve trop présent en ville, autant on sent que l’autoroute est le terrain privilégié de l’A8. Les bruits aérodynamiques sont bien contenus, le moteur est inaudible et les conversations peuvent se faire à voix basse, c’est surprenant et très plaisant.

Cependant, un tel vaisseau est aussi fait pour se laisser conduire et malgré mon amour du volant, je profite d’un arrêt quelques kilomètres avant la frontière pour laisser la place et m’asseoir à l’arrière. Je découvre alors l’autre facette de cette A8 : la limousine. Les sièges arrière sont très confortables et la place disponible gigantesque. Même un grand gabarit comme moi est bien installé. l’accoudoir central contient les différents réglages de climatisation, c’est le grand luxe. Cette expérience me fait même changer d’avis et je prends un réel plaisir à me laisser conduire. Il faut dire que mon « chauffeur » est exemplaire et même sur l’autoroute allemande à haute vitesse, le confort de la belle A8 est indiscutable.

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L’autoroute allemande et quelques nationales sont également là pour tester les capacités dynamiques de cette A8. Certes on aimerais toujours plus de pêche mais malgré ses presque 2 tonnes, la limousine A8 s’en sort très bien, notamment en mode « dynamic » où les suspensions se raffermissent pour des virages plus rapides. Nous arrivons alors à Hockenheim et laissons les voitures se reposer. Plus tard, dans la nuit, je profite de l’habitacle de la belle en conditions nocturnes. L’éclairage est sublime, l’ambiance est relaxante et Audi s’est même permis d’avoir des réglages concernant le couleur des inserts lumineux.

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Au final que penser de cette A8 et de cette expérience ? Clairement l’A8 se destine à des gens qui roulent beaucoup, l’autoroute est son terrain privilégié même si la ville est très confortable dans ce véhicule. L’ambiance à bord est relaxante, les options de confort permettent de rendre certains détails du quotidien plus plaisants, notamment les sièges ventilés ou le régulateur adaptatif qui permet d’être plus serein concernant les distances de sécurité. Pour les personnes qui n’ont pas le compas dans l’œil, les différentes caméras permettent un stationnement aisé et rapide. Dans les points négatifs je mettrais quand même 3 éléments : en premier l’ergonomie du MMI, difficile avec un grand nombre de boutons et la surface tactile déportée, il est clair que la prochaine génération troquera tout cela pour la molette tactile mas ici la prise en main est difficile. Cependant, même s’ils sont nombreux les boutons sont très bien placés.

Ensuite le sélecteur de vitesse est difficile à comprendre, la sensibilité doit se travailler sur le long terme afin de mieux gérer les passages D/R/P, trop souvent on passe de D à P alors que l’on veut mettre la marche arrière. Enfin le moteur 3.0 TDI mériterait un traitement sonore amélioré, notamment pour la ville. Malgré ces petits défauts, l’A8 est une voiture exceptionnelle, bien au dessus de la moyenne et l’expérience de conduite est excellente. Il ne reste plus qu’à économiser pour trouver les 106 000 euros de ce modèle d’essai, ou attendre gentiment le marché de l’occasion.

Un grand merci à Audi France et plus spécialement à Victor pour cette invitation et cette découverte grandiose.

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