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Essai : Audi TT la 3ème du nom

Printemps 1994, dans les studios de design d’Audi en Californie, l’Audi TT prend vie. Pendant un an et demi les designers vont travailler d’arrache-pied pour présenter au salon de Francfort 1995, le concept Audi TT. L’histoire d’un mythe était né. L’accueil par la presse internationale est unanime sur ce concept de la firme d’Ingolstadt : ce modèle doit être produit et doit être commercialisé.

Trois ans plus tard, l’Audi TT Coupé puis TT Roadster sont commercialisés et les 2 modèles se vendront même très bien avec pas moins de 230 000 unités en 8 ans .

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En 2006 vient l’Audi TT Mk2 qui conserve la ligne générale de la première génération avec une face avant beaucoup plus travaillé et consensuelle. Elle aussi rencontre un gros succès commercial puisque s’écouleront plus de 270 000 unités, toutes versions confondues.

C’est d’ailleurs à cette occasion, pour célébrer les 500 000 exemplaires vendus (TT Mk1 et TT Mk2) qu’Audi mettra en vente 500 TTS compétition (2.0 TFSi 272Cv disponible uniquement en jaune isola ou gris nimbus) .

Le TT Mk2 inaugure le fameux becquet amovible et non plus fixe comme sur le TT Mk1 et voit également l’apparition d’une version S équipée d’un moteur 2.0 TFSi de 272 ch et de versions RS et RS Plus poussés respectivement à 340 et 360 ch et équipés quant à eux du fameux 2.5 L de 5 cylindres. Autre nouveauté, une version TDi quattro développant 170 ch, au grand dam des puristes de la marque aux anneaux. Une version obligatoire pour permettre l’extension du marché mais surtout pour venir contrer la petite Mercedes SLK.

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2014, sonne l’heure du renouveau pour l’Audi TT avec une 3e génération présentée lors du salon de Genève.

Quelques mois plus tard, à l’aube de l’arrivée en concession, le rendez-vous était pris dans l’arrière-pays niçois pour venir découvrir et prendre en main cette nouvelle mouture de l’Audi TT, 3ème du nom. Une version totalement nouvelle et sur bien des points même si la ligne globale reste quand à elle inchangée. Une nouvelle « technologie » extérieure avec une structure mixte en aluminium, des phares LED / Matrix LED, des échappements recentrés au sein du spoiler arrière comme sur la première génération .L’intérieur change lui radicalement avec l’apparition du « virtual cockpit » qui nous a avait été présenté au CES de Las Vegas en début d’année, de nouvelles commandes de climatisations directement intégrées aux aérations.

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Concernant l’intérieur donc, le pari est réussi avec une planche de bord totalement épurée et reprenant le design d’une aile avec comme seul rajout, la casquette du virtual cockpit. Concernant ce « virtual cockpit » justement, son écran de 12.3 pouces surprend au premier abord mais on s’habitue très rapidement à son fonctionnement et il devient très vite intuitif. La puce Tégra 4 développée par Nvidia remplit parfaitement son rôle et assure rapidité et fluidité, sans aucun lag d’affichage. Toutes les commandes y sont regroupées : l’ADS (Audi Drive Select), l’Audi Connect, les médias, toutes les informations de bords, la navigation via Google Earth. Le tout se commande via la console centrale et le MMI Touch ou directement depuis le volant qui quant à lui est d’une pureté étonnante tout en aluminium ajouré.

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Concernant l’extérieur maintenant, la ligne générale est donc conservée mais la face avant change radicalement et devient réellement agressive, notamment sur nos modèles équipés du pack S line. Les feux adoptent la technologie de l’Audi A8 en reprenant les feux Matrix LED (en option), qui pour l’avoir essayé en pleine nuit se révèlent d’une extrême efficacité avec un éclairage d’un blanc vraiment remarquable, très proche de la lumière du jour. On oublie donc totalement les problèmes de passage automatique de feux de route à feux de croisement que l’on pouvait rencontrer sur certains des modèles actuels. Les feux arrière quant à eux reprennent le dessin des feux diurnes avant et le troisième feu stop s’intègre subtilement et discrètement sous le becquet arrière (amovible) et parcours toute la largeur de la voiture.

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Un peu plus bas, on retrouve la double sortie d’échappement, recentrée donc, comme sur le premier modèle et permet d’affirmer le dynamisme de cette Audi TT et contribue fortement à asseoir la position de cette dernière.

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Pendant nos essais routiers, nous avons pu tester les 2 motorisations qui équipent pour le moment cette 3ème génération d’Audi TT : le bloc essence TFSi 230 S tronic quattro (le quattro n’est pour le moment disponible que couplé à la boite S tronic, elle même, uniquement disponible avec la motorisation TFSI de 230 ch) et le blog diesel Tdi 184 (uniquement disponible en boite mécanique).

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Sur la première motorisation, que dire si ce n’est que le plaisir procuré à son volant est tout simplement magique et impressionnant. Le moteur se montre volontaire, à tous les régimes, sans aucun creux à l’accélération et grâce au système quattro, la voiture est collée à la route (fort utile avec le type de routes que l’on rencontrées dans l’arrière-pays niçois) et le confort de la boîte S tronic n’est plus à prouver.
Côté consommation, c’est là que le bas blesse avec une moyenne de 12L/100 km… mais ATTENTION l’arrière-pays niçois étant fortement vallonné, le calcul peut s’avérer quelque peu faussé. Malgré tout nous avons réussi en mode « efficiency » à descendre aux environs des 8 L/100 km.
Le comportement de la TT s’adapte totalement via l’ADS avec différents modes de conduite disponibles aussi bien sur le TFSi que le TDI ; Automatique, Confort, Efficiency , Dynamique ( 🙂 ) ou Individuel . Avec ce dernier réglage de boîte, suspension, direction et échappement sont paramétrables à souhait.

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Avec la version TDI, la consommation est bien évidemment beaucoup plus faible qu’avec le TFSi et tournait lors de cet essai aux environ de 6,5 L /100 km. La motorisation est certes assez agréable çà l’usage mais avec bien évidemment tous les inconvénients du TDI, du bruit dans l’habitacle (malgré une insonorisation meilleure que dans la deuxième génération) à une boîte mécanique un tantinet accrocheuse. Hormis ces points négatifs la voiture est tout aussi joueuse que le TFSI avec l’agrément moteur en moins. Le châssis est quant à lui irréprochable, et rend l’Audi TT impossible à prendre en défaut même en déconnectant l’ESP.

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Côté tarifs, la nouvelle Audi TT débute à 39 900 € en version de base et équipée du TDI 184 ultra et à 40 300 € en motorisation TFSI 230 (en boîte Mécanique 6 rapports).
Les modèles de nos essais en TFSi 230 S tronic étaient tous des finitions S line avec en option, des jantes de 20 pouces, des phares Matrix LED, des sièges Sport style S, du système Bang & Olufsen, de l’Audi Parking System . La version TDi 184 en essai était elle aussi une finition S line, équipée en option des Sieges sport style S, de jantes 5 branches doubles de 19 pouces, du GPS advanced, de phares LED, de l’Audi Parking System, du système Bang & Olufsen et de l’ADS (Audi Drive sélect).

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Les Plus :

Evolutions Technologiques
Voiture plus agile
La ligne préservé tout en devenant moderne

Les Moins :

Le TDi pas vraiment adapté à ce style de véhicule

M.Pétrisot 
 
Merci à Audi France
Photo Audi Addict
Photo TTRS Karl Wiedenhofer

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